Cinq facons originales d’acquérir des parts de marché en Allemagne !

Jean-Gabriel Recq a participé à Lyon le 14.10.2010 à une manifestation de la Chambre de commerce de Lyon dont le thème était « Cinq facons originales d’acquérir des parts de marché en Allemagne ! » à savoir :

1) Considérer le marché allemand comme un prolongement du marché interne : aborder le marché allemand en direct, sans implantation de filiale avec des commerciaux salariés allemands

Les clients allemands sont prêts avoir comme partenaire contractuel une société française. La constitution d’une filiale de distribution a des frais fixes importants. Le plus simple est de passé par un réseau de commerciaux salariés rattachés à une structure légère d’agence commercial.

2) Mettre en œuvre une politique dynamique de protection de son image et de ses produits sur le marché allemand : le marché allemand est plus concurrentiel que le marché français et pour gagner des parts de marché il faut connaître et utiliser les règles allemandes (pas seulement en défense mais aussi en stratégie offensive)

Tout fabriquant allemand qui veut réussir en Allemagne devra intégrer dans son business modèle une telle défense de son marché et bien sûr ne pas ignorer les risques liées à des pratiques a priori condamnables et en tout état de causes susceptibles d’être remarquées par la concurrence.

3) Créer un réseau de revendeurs B2C équilibré entre boutiques propres et franchisés

Il faut trouver un bon mixte entre un réseau propre et un réseau de distributeurs franchisés, dédiés ou agréés.

4) Utiliser les développements du Web en Allemagne sans risques juridiques

Plutôt avoir son propre portable mais attention aux règles allemandes de conclusion de contrat par voie électronique et aux règles de concurrence déloyales.

5) Profiter d’opportunités liées aux difficultés rencontrées par des concurrents / Racheter un concurrent en difficultés financières

L’acquisition d’un concurrent – ou même de son distributeur – en difficultés financières peut être un moyen de gagner des parts de marchés. Il faut toutefois agir vite en sachant prendre des risques. Le tout est de réduire ces risques au minimum. Ne pas non plus oublier de prendre en compte les causes qui ont entrainé la faillite pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

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Civilistes de tous les pays, unissez vous !

Depuis longtemps le problème de l’influence grandissante de la common law sur notre système de droit continental est bien connu en France. Le système de droit de la common law se positionne dans le monde entier contre l’ordre juridique de tradition continentale, auquel les systèmes juridiques allemands et français appartiennent. Le système de la common law imprègne nos pratiques quotidiennes avec ses normes sans même que nous nous en apercevions . De nombreux lobbyistes dans les pays de la common law mais aussi à l’étranger encouragent l’expansion de la common law.

L’objectif est simple : l’expansion de la common law dans le monde permet aux entreprises des pays de ce système juridique de conquérir des parts de marché à l’international. La fondation de l’institut CEELI à Prague en 1999 en est un bon exemple. Cet institut a été fondé par des institutions et sociétés privés du pays de la common law (essentiellement américaines) afin de former les élites juridiques de l’Europe de l’Est. Une fois formée, cette élite est en mesure d’appliquer ultérieurement dans sa pratique professionnelle les fondements théoriques qu’elle a appris et donc l’ordre juridique de la common law . Cela facilite considérablement l’activité économique sur place des entreprises du système du droit appris.

Les acteurs français ont très tôt pris conscience des dangers de la confrontation des ordres juridiques et différentes initiatives ont été prises dans le but d’agir pour la défense de leur propre système juridique. La constitution de la Fondation pour le droit continental, que l’ancien président français Jacques Chirac a appelé de ses vœux en 2004 à l’occasion de la cérémonie pour le bicentenaire du Code Civil, est l’une de ces initiatives. Les critiques exercées par les représentants de la profession du droit, de l’université et du monde économique (comme par exemple le réseau des conseillers du commerce extérieurs) contre les rapports « Doing Business » de la Banque mondiale depuis 2004 qui proposent un classement juridique de tous les pays très largement biaisé au détriment des pays de la famille juridique du droit continental, participent aussi au mouvement. Ce thème a été débattu ardemment en France dans de nombreux publications, colloques et groupes de travail.

Ces initiatives françaises n’ont pas été toujours très bien comprises en Allemagne, et même plus souvent regardées avec un petit sourire comme une réaction excessive de la « Grande Nation ». Après la lutte pour la langue française (Loi Toubon) il s’agissait cette fois aussi seulement du sauvetage de la culture française sous la couverture du droit continental. Selon la critique allemande des initiatives françaises, le seul fait que l’Allemagne soit championne du monde de l’exportation et ne vienne pas de la famille juridique de la Common Law, suffisait à prouver que le choix d’un système juridique était neutre pour le développement du commerce extérieur. L’alliance pour le droit allemand – das Bündnis für das deutsche Recht – montre que cette position a changé en Allemagne. Et c’est bien ainsi!

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Les usagers des trains en Allemagne seront désormais indemnisés en cas de retard grâce à un nouveau règlement européen.

Depuis le 29.7.2009, grâce au règlement européen CE Nr. 1371/2007 les usagers du train sont mieux indemniser en cas de retard.

Ces usagers peuvent réclamer un remboursement de 25 % de leur ticket en cas de retard d’au moins 60 minutes et de 50% en cas de retard au moins 120 minutes.

Le remboursement doit être fait en argent si l’usager le réclame. Si le retard d’au moins 60 minutes a obligé l’usager à prendre une chambre d’hôtel, ces frais doivent aussi lui être remboursés. Attention aucun remboursement n’est du en cas de force majeure – par exemple mauvaises conditions climatiques. Par ailleurs le remboursement n’a lieu que si le remboursement ne dépasse pas € 4,00. Les abonnés –par exemple Bahncard 100 – ne peuvent faire valoir ces % de remboursement mais on néanmoins droit à une indemnisation raisonnable.

Le règlement en anglais, francais et allemand: ReglementNr.1371.207.pdf